Cryptomonnaies : comment allez-vous être taxé(e) ?

Cryptomonnaies : comment allez-vous être taxé(e) ?

Bitcoin, Ripple ou Ether… Qu’importe leur nom, de plus en plus de Belges ont investi dans les cryptomonnaies. Si vous en faites partie, il est sans doute temps de vous interroger sur la manière dont le fisc cherchera à récupérer sa part du gâteau.

Il existe actuellement un certain flou artistique sur la manière dont le fisc entend imposer les revenus issus des cryptomonnaies. Il est donc assez logique, sans législation spécifique, de reprendre celle des actifs mobiliers et de s’en inspirer.

Le farming est taxé à 30%

Prenons, pour commencer, le cas d’une personne détentrice de cryptomonnaies et qui prête celles-ci moyennant le versement, au remboursement, d’intérêts. On parle alors de farming ou de staking. Si nous commençons par vous parler de cette pratique à risque, c’est parce qu’elle se multiplie actuellement. Ici, le fisc considère que les intérêts perçus peuvent être considérés comme des revenus mobiliers. Ils seront alors taxés à 30% et ne pourront faire l’objet d’une déduction d’éventuels frais.

Le plus souvent, les solutions sont multiples

Dans la plupart des cas, l’investissement en cryptomonnaies se déroule de manière plus simple. Une personne achète des cryptomonnaies et les revend lorsqu’elle considère sa plus-value suffisamment élevée (ou si elle a tout simplement besoin de récupérer des liquidités). Là, d’un point de vue fiscal, les choses sont plus compliquées. Nous allons tenter de les détailler ci-après.

Vous êtes investisseur(euse) professionnel(le)

Le fisc imagine ici que vous en avez fait un métier. En d’autres termes, vous investissez beaucoup d’argent dans les cryptomonnaies pour en tirer des revenus rapides grâce à leur revente. Les revenus liés aux bitcoins sont alors considérés comme professionnels et sont taxés au taux progressif qui peut très rapidement atteindre 50%. La question, ici, est de savoir quand le fisc considère que vous êtes un(e) professionnel(le) des cryptos. D’aucuns considèrent que c’est la quantité investie qui pourra le déterminer, mais là encore, aucun texte de loi n’est venu préciser les choses.

Vous êtes un investisseur ‘bon père de famille’

Lorsque vous achetez des cryptomonnaies, vos intentions ne sont en rien spéculatives. On parle alors d’une gestion en bon père de famille même si l’expression ne peut plus réellement être utilisée. Le fisc considère alors que vous effectuez une gestion normale de votre patrimoine. Les plus-values ainsi engrangées ne pourront pas être taxées. Mieux, si dans le premier cas, une déclaration en bonne et due forme était nécessaire, elle est dans ce cas-ci totalement inutile.

Vous n’êtes ni gestionnaire avisé ni spéculateur

Comme toujours, il existe aussi cette situation où l’on est incapable de vous placer dans l’une ou l’autre des deux catégories précédentes. Vous n’êtes pas un professionnel, mais les risques pris sont plus importants que ceux que prendrait une personne tentant de gérer correctement le budget familial. Le fisc considère alors que vous obtenez des revenus divers qui sont taxés à 33%. La bonne nouvelle est que vous pouvez en déduire des frais et des pertes si celles-ci devaient intervenir.

Le principal souci de la situation actuelle est que vous serez seul(e) juge de la catégorie dans laquelle vous vous trouvez. Si le fisc vous suit dans ce jugement, vous ne risquez rien, mais s’il considère que vous avez souhaité éluder de l’impôt, vous pourriez subir une surtaxation, voire même une amende fiscale. Mieux vaut dès lors en parler avec votre comptable-fiscaliste.

Vous avez des questions sur vos investissements, qu’ils soient classiques ou plus osés? Posez-les à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

Photo by Jievani Weerasinghe on Unsplash

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