Assurance ski : attention au double emploi

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Assurance ski : attention au double emploi

Que ce soit pour trois jours, entre collègues, ou une semaine, en famille, un séjour au ski n’est jamais sans danger. Prévoyant, vous envisagez de prendre une assurance spécifique, une assurance ski. Mais êtes-vous certain de ne pas être déjà couvert pour tout ou partie ?

C’est devenu un classique du genre : que ce soit aux pieds des pistes ou, avant votre départ, sous la pression de votre courtier qui vous connaît et sait que vous ne passez pas une année sans dévaler les pentes enneigées, vous êtes régulièrement sollicité(e) dans le cadre d’une assurance ski, voire une assurance voyage. Pourtant, les couvertures proposées font souvent double emploi avec ce que vous possédez déjà. Et, forcément, deux primes pour une couverture identique, c’est une de trop !

L’assurance ski, vraiment utile ?

En règle générale, l’assurance ski se souscrit à la minute, directement aux guichets des forfaits et vous couvre en cas d’accident lors de votre pratique du sport dans le domaine skiable. Elle couvre aussi les maladies durant le séjour, l’incapacité à vous mouvoir et, dans certains cas, vous promet même de vous rapatrier avec un proche si vous n’êtes pas en mesure de rentrer chez vous par vos propres moyens. Mais avez-vous réellement besoin de tout cela ?

L’assurance de votre mutuelle suffit souvent

Une chose que vous devez savoir est que toute personne en ordre de cotisations de mutuelle en Belgique bénéficie de facto d’une assurance couvrant les frais médicaux engagés dans un pays de l’Union européenne, mais aussi en Suisse, en Norvège, en Islande et, intéressant dans le cadre des vacances de ski, au Liechtenstein. En outre, en fonction de la mutuelle choisie, vous aurez une couverture plus ou moins large quant à l’assistance médicale urgente qui pourra vous être fournie.

Le seul bémol est que vous devez avancer les montants engagés, ceux-ci vous étant remboursés dès votre retour en Belgique. Et ce n’est d’ailleurs pas toujours le cas puisqu’une majorité des mutuelles belges adhèrent à Mutas, un regroupement qui peut s’engager à prendre en charge les coûts directement auprès des prestataires de soins. Le conseil ici est d’avoir dans son répertoire le numéro de Mutas ou de Mediphone Assist pour pouvoir agir immédiatement en cas de problème.

Quid de l’assurance en cas de souci sérieux

Si votre premier réflexe, en cas d’accident nécessitant une hospitalisation, doit être d’appeler la centrale de secours Mutas, vous pouvez sereinement vous laisser soigner, sachant que, si vous disposez d’une assurance hospitalisation collective, le remboursement des frais médicaux à l’étranger est compris dans votre cotisation. Pour en revenir à notre question initiale, il serait idiot de prendre des compléments d’assurance aux pieds des pistes alors que ces couvertures sont assurées par vos polices habituelles.

Le constat est le même si l’accident devait vous imposer un rapatriement, voire même un rapatriement accompagné par un proche. Là encore, le fait d’être en ordre de cotisation auprès de votre mutuelle et de bénéficier d’une assurance hospitalisation devrait vous mettre à l’abri de mauvaises surprises sans que vous n’ayez à souscrire des assurances complémentaires, souvent fort chères et tout aussi souvent moins efficaces.

Qui dit assurance dit franchise et plafond

Une autre nuance à apporter est celle des franchises et autres plafonds de remboursement. Ceux-ci diffèrent de mutuelle à mutuelle. Il peut donc être intéressant de vérifier, avant de chausser vos bottines de ski, si la vôtre est plus ou moins avantageuse. Sachez que certaines n’imposent ni franchise ni plafond…

Dans le même temps, il est aussi possible que des franchises et des plafonds soient d’application avec les assurances que vous pourrez souscrire au moment de réserver vos forfaits. Là encore, le message clé est de correctement se renseigner avant de souscrire quelque assurance que ce soit.

Une assurance full option ?

Il est également important de se souvenir qu’une assurance n’est pas un blanc-seing pour faire ce que l’on veut une fois sur les pistes. Ainsi, si vous décidez, par exemple, de faire du hors-piste, il sera sans doute préférable de souscrire une assurance spécifique pour les sports dangereux. De même, sachez que si un accident arrive et qu’il est démontré que vous êtes sous l’influence de stupéfiants ou d’alcool, les assurances refuseront de vous indemniser.

L’assurance ski ne servirait à rien ?

Ne nous faites pas dire ce que l’on n’a pas dit. Souscrire à une assurance spécifique pour votre départ à la neige – qui coûtera de 25 à quelques dizaines d’euros – vous permettra de bénéficier de couvertures rassurantes. Citons, à titre d’exemples, une contribution financière pour rembourser des skis de location endommagés, le remboursement pour annulation en cas de manque de neige, l’indemnisation des frais non médicaux ou encore la prise en charge de la visite d’un proche si vous devez être hospitalisé sur une longue durée.

Vous partez skier avec vos collègues et vous souhaitez savoir, par exemple, dans quelle mesure une assurance ski est déductible fiscalement ? N’hésitez pas à poser vos questions à Magecofi-Atecofi via son formulaire de contact. Nous nous ferons un plaisir de vous guider vers une solution adaptée à vos besoins.

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